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2.Plusieurs noms pour dire la même chose

Plusieurs noms pour dire la même chose (30 juin) Pour désigner des choses simples, nous n’avons pas besoin de plusieurs noms : un arbre qui porte des pommes est un pommier, s’il porte des cerises c’est un cerisier. Par contre, pour parler d’une personne, nous pouvons utiliser plusieurs noms. Ainsi, Monsieur Untel se fera appeler "Jean" par ses amis, "docteur" par ses patients, "papa" ou "mon chéri" à la maison. Quand nous parlons de Dieu, nous multiplions les noms. Il y a quelques années, en parcourant les crèches dans le village de Boucieu-le-Roi avec un groupe de jeunes, nous avions trouvé plus de 25 noms pour parler de Jésus : le Messie, le Sauveur, le Seigneur, le Fils de Dieu, le Saint, "Emmanuel", etc... La messe est aussi un grand mystère ; c’est normal qu’il y ait plusieurs noms pour en parler. Aujourd’hui, on emploie surtout les noms de "messe" et "eucharistie", mais, au cours des âges, on a utilisé d’autres noms : fraction du pain, repas du Seigneur, action sainte, saints mystères, saint sacrifice... Il s’agit toujours de la même réalité, mais, par ses différents noms, on met l’accent tantôt sur l’une des richesses, tantôt sur une autre. Chacun de ces noms révèle une facette du diamant. Aujourd’hui, voyons deux de ces expressions : La fraction du pain C’est l’expression la plus ancienne. Elle nous redit ce geste de Jésus qui rompt le pain à la dernière Cène. C’est à ce geste que les disciples d’Emmaüs vont le reconnaître. Saint Paul nous en donne le sens : "Le pain que nous rompons n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il n’y a qu’un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain" (1 Co 10, 16-17). La "fraction du pain" réalise l’unité entre ceux qui mangent ensemble d’un même pain (c’est d’ailleurs le sens du mot co-pain !). Cette unité est d’autant plus grande que le pain partagé à la messe est plus que du pain : c’est le corps du Christ livré pour nous. En communiant, nous devenons ce que nous avons reçu : le corps du Christ. Le repas du Seigneur Il y a une grande différence entre l’animal et l’homme dans leur façon de manger. L’animal se jette sur la nourriture jusqu’à ce que sa faim soit apaisée. Quand les hommes prennent un repas, ils obéissent à tout un rituel : ils déploient leur serviette, attendent que tous soient servis même s’ils ont très faim... Dans le repas, il y a plus que la nourriture, il y a une relation qui se crée et qui se manifeste. L’Eucharistie est un repas. Mais il faut aller plus loin, sinon, à la place des églises nous aurions des restaurants. C’est le repas du Seigneur. Dieu lui-même nous invite à sa table. Dans ce repas le Christ lui-même se donne en nourriture. Il nous invite à prendre part à sa passion pour ressusciter avec lui et participer à sa gloire. Ce repas du Seigneur est donc un avant-goût du repas céleste dans le Royaume, où le Père rassemblera tous ses enfants à la table de famille.

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